Raymond est Papa : retour sur une aventure inoubliable
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Vous le savez, Raymond est devenu papa en janvier. Un nouveau “grade” pour notre baron, et une aventure aussi magique qu’émouvante pour nous. Nous avons reçu beaucoup de questions au fil des mois, alors on vous raconte tout ici : de la prise de décision jusqu’au départ des chiots.
La prise de décision
À la base, nous n’avions pas spécialement prévu de faire reproduire Raymond. Certes, il n’est pas castré, mais ce n’était pas dans l’objectif de le faire reproduire à tout prix. S’il ne l’est pas, c’est simplement parce que je n’ai jamais ressenti de raison de le faire. Il est équilibré, en pleine forme, et ne présente aucun comportement problématique (ni agressivité, ni marquage excessif).
La castration est un choix très personnel : il n’y a pas de bonne ou de mauvaise décision, chacun fait selon ses convictions et sa situation. De notre côté, nous n’en voyions pas l’intérêt… tout en gardant dans un coin de la tête que “on ne sait jamais”, notamment si un jour nous souhaitions garder un chiot de sa lignée.
Alors, lorsque notre ASV préférée nous a proposé de l’accoupler avec sa teckel Rillette, que nous adorions déjà, nous n’avons pas hésité bien longtemps. Vivre cette aventure avec une personne de confiance, passionnée et profondément bienveillante a tout changé, et nous sommes très reconnaissants d’avoir pu partager cela avec eux.
Bien sûr, nous n’oublions pas les refuges, malheureusement saturés. Mais nous respectons toutes les formes d’adoption : chacun fait ses choix avec son cœur.
Les Étapes
Convention de sailli
Même entre personnes de confiance, il est fortement recommandé d’établir un contrat de saillie. Ce document permet d’encadrer la reproduction en définissant clairement les règles entre les propriétaires : conditions de la saillie (dates, lieu, état de santé), éventuelle rémunération (financière ou sous forme de chiot), ainsi que les responsabilités de chacun en cas de problème. Cela évite les malentendus et sécurise la démarche pour tout le monde. Il est possible de le rédiger soi-même ou de s’appuyer sur des modèles existants sur Internet.
L'accouplement
Les 17 et 18 novembre, nous faisons rencontrer les chiens pour une saillie naturelle… qui ne fonctionne finalement pas (photo 1). Après deux tentatives infructueuses, nous optons pour une insémination artificielle, une procédure courante, sans danger et indolore. Nous découvrons au passage les “petits nageurs” de Raymond au microscope, moment à la fois drôle et fascinant ! Tout semble très prometteur (photo 2). Raymond, lui, est chouchouté à la clinique et revient même avec quelques petits cadeaux (photo 3).
Écographies et contrôles
La gestation dure entre 62 et 64 jours pour un teckel, et Rillette a eu deux échographies :
La première, le 15 décembre, permet de confirmer la grossesse : trois petits cœurs battent à l’écran… un moment incroyable. Il faut toutefois rester prudent, car à ce stade la marge d’erreur existe encore.
La seconde, le 13 janvier, confirme que tout se déroule parfaitement : les trois chiots grandissent bien et sont en pleine forme. On a tous hâte de les rencontrer !
La partie administrative et les papiers
La partie administrative est une étape essentielle à anticiper dès le début du projet. Elle comprend notamment la rédaction d’un contrat de saillie pour encadrer les conditions entre les deux propriétaires, la vérification des pedigrees et des inscriptions au LOF si les chiens sont de race, ainsi que la réalisation de certains tests (génétiques ou de santé selon la race). Une fois les chiots nés, il faut déclarer la portée, engager les démarches d’inscription au LOF le cas échéant, puis préparer pour chaque chiot un dossier complet avant son départ : certificat vétérinaire de bonne santé, identification par puce électronique (obligatoire), carnet de santé, et éventuellement certificat de naissance. Anticiper ces formalités permet de rester serein et de se concentrer pleinement sur l’essentiel : le bien-être de la maman et des chiots.
La naissance
Le 14 janvier, avec une semaine d’avance, le grand jour arrive. Suite à une césarienne d’urgence qui se passe très bien pour Rillette, les chiots naissent. Le premier, un petit mâle, ne survit malheureusement pas. Il était trop gros et a eu du mal à sortir. Un moment difficile... Puis deux petites femelles arrivent, en pleine forme. Un mélange d’émotions très fort, entre tristesse et immense bonheur.
Les deux premiers mois de vie
Les chiots grandissent tranquillement auprès de leur maman. Nous recevons régulièrement des photos et des nouvelles : un vrai bonheur de les voir évoluer.
Durant cette période, un suivi vétérinaire est mis en place :
un premier contrôle dans les premiers jours pour vérifier leur bonne santé,
un suivi vers 4 à 6 semaines (vermifuge, croissance),
puis un rendez-vous vers 7 à 8 semaines pour la primo-vaccination, l’identification par puce électronique et un bilan complet avant leur départ.
Nous avons eu la chance de les accompagner à chaque visite, une belle excuse pour aller les voir encore plus souvent.
Trouver les familles et se dire au revoir
Un chiot peut être adopté à partir de 8 semaines : à cet âge, il est sevré et commence à être autonome. Mais surtout, ces premières semaines avec la mère et la fratrie sont essentielles pour son développement comportemental : apprentissage des codes, gestion des morsures, interactions sociales… En France, la loi fixe d’ailleurs un minimum de 8 semaines avant adoption, même si beaucoup recommandent d’attendre plutôt 9 à 12 semaines pour un meilleur équilibre.
Deux super familles ont été trouvées : une dans l’entourage proche, et une via les réseaux. Le feeling est primordial, il faut des adoptants en phase avec les valeurs et conscients de l’engagement que cela représente.
Côté prénoms, nous vous avions sollicités sur Insta, et vos favoris étaient Bonnie et Brioche. Bonnie, la petite noire, et Brioche, la petite couleur sanglier. Elles sont finalement parties autour de 10 semaines dans leurs nouvelles familles, où elles sont aujourd’hui entourées d’amour et se portent à merveille. D'ailleurs si vous voulez suivre les aventures de Bonnie, rebaptisé Blue, ça se passe ici.
Une séance photo pour immortaliser la famille
Nous ne pouvons que recommander de faire une séance photo pour immortaliser ces moments. Nous avions déjà quelques souvenirs pris nous-mêmes, mais le résultat avec une photographe professionnelle est incomparable. Une très belle façon de garder une trace de cette aventure. Nous avons fait notre séance avec Cecile Jousse que nous connaissions toutes les deux.
Bref, une aventure intense et pleine d’émotions qu'on a adoré.
















































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