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Mon avis honnête sur la parentalité : chien et bébé

  • il y a 2 heures
  • 8 min de lecture

Quand j'étais enceinte de mon premier enfant, je voyais passer énormément de contenus sur les réseaux sociaux de parents expliquant à quel point il était facile de concilier chien et bébé. Certains allaient même jusqu'à faire culpabiliser ceux qui osaient dire qu'ils rencontraient des difficultés, comme si tout le monde vivait forcément la même expérience. Alors oui, avoir un chien et des enfants est tout à fait possible, mais il ne faut pas idéaliser la situation.

Aujourd'hui, avec deux enfants et Raymond, j'avais envie de partager un retour d'expérience honnête, sans dramatiser la réalité mais sans l'idéaliser non plus. Si cet article peut vous aider à mieux anticiper certains changements ou simplement vous déculpabiliser lorsque les choses sont parfois plus compliquées, alors j'aurai atteint mon objectif.



Avec un premier enfant : une adaptation plus facile que prévu

Globalement, l'arrivée d'Élisabeth s'est très bien passée. Nous avions pris le temps de préparer Raymond en amont et, même si cela peut sembler anodin, je suis persuadée que cela a fait une vraie différence. Concrètement, nous avons installé tout le matériel du bébé environ deux mois avant la naissance : le parc dans le salon, la table à langer, les jouets, etc. Nous n'avons pas attendu la dernière minute afin que Raymond ait le temps de s'habituer à tous ces changements. Nous lui avons également présenté la poussette et fait quelques balades avec avant l'arrivée du bébé.


Pendant mon séjour à la maternité, nous lui avons fait sentir plusieurs fois des bodies portés par Élisabeth. Puis, dès mon retour à la maison, j'ai pris soin de passer du temps avec lui avant de défaire ma valise ou tout autre chose: des câlins et on est parti faire une promenade. Je voulais qu'il comprenne qu'il avait toujours sa place auprès de nous. Nous lui avons ensuite présenté Élisabeth dans le calme, sans insister. Cela a duré quelques minutes à peine.


👉🏻 Si le sujet vous intéresse, j'ai d'ailleurs écrit un article plus détaillé sur la préparation du chien à l'arrivée d'un bébé : Comment préparer son chien à l'arrivée de bébé


Les premières semaines, Raymond nous a montré plusieurs signaux d'apaisement : il léchait souvent Élisabeth, détournait le regard, montrait parfois le blanc des yeux ou venait la renifler régulièrement. Les pleurs semblaient le perturber au début. On avait souvent l'impression qu'il cherchait d'où venait ce bruit étrange qui avait soudainement envahi la maison.

Pour autant, il est resté très proche de nous. Il venait régulièrement se blottir contre nous sur le canapé et, lorsque Élisabeth était installée au sol, il se couchait souvent à côté d'elle, comme s'il voulait veiller sur elle. Petit à petit, chacun a trouvé sa place dans cette nouvelle organisation.


Les promenades ont joué un rôle essentiel durant cette période. Elles lui permettaient de conserver ses repères, de se dépenser et de garder un bon équilibre malgré tous les changements. Je veillais aussi à préserver certains rituels : chaque matin, en descendant, j'allais lui dire bonjour et je prenais quelques minutes pour être avec lui avant de commencer ma journée.


J'ai été contrainte de reprendre le travail assez tôt après mon congé maternité, alors qu'Élisabeth n'avait que deux mois. Heureusement, je travaillais majoritairement en télétravail. Raymond n'a donc pas vraiment perdu en qualité de vie. Il a continué à profiter de ses promenades quotidiennes et bénéficiait même davantage de notre présence à la maison. Finalement, avec le recul nous avons trouvé un équilibre qui convenait à tout le monde.



Le vrai changement arrive quand l'enfant grandit

Dans l'ensemble, je dirais que la première année s'est très bien passée, aussi bien pour Raymond que pour nous. Bien sûr, un bébé demande énormément de temps et d'attention, mais je n'ai jamais vraiment ressenti Raymond comme une charge supplémentaire. Il a fallu apprendre à jongler entre les deux, ce qui n'a pas toujours été simple, mais cela s'est fait assez naturellement. J'ai conscience que notre contexte nous a beaucoup aidés. J'ai un mari très présent, je travaille majoritairement en télétravail et la crèche se trouve à seulement dix minutes à pied de la maison. Ce sont de vrais atouts qui rendent notre quotidien plus facile à gérer.


Paradoxalement, ce n'est pas la période nourrisson qui a été la plus compliquée. J'ai commencé à ressentir une vraie différence lorsque Élisabeth a approché de son premier anniversaire. C'est à peu près à cette période que nous avons retiré le parc du salon. Élisabeth grandissait et avait besoin d'explorer davantage son environnement. À partir du moment où elle a commencé à se déplacer à quatre pattes puis à marcher, tout a changé. Elle touchait à tout, se déplaçait partout et demandait une attention beaucoup plus constante. Les journées devenaient également plus rythmées par les repas, les siestes et les activités. Nous étions moins flexibles qu'avant et avions davantage l'impression de courir après le temps. Il fallait aussi surveiller en permanence les interactions entre le chien et l'enfant (un accident peut toujours arriver !).

Les sorties demandaient elles aussi davantage d'organisation. Nous avons appris à choisir nos batailles et à accepter que Raymond ne nous accompagne plus partout comme auparavant. Par exemple, si nous partons une journée à la plage ou en balade, il vient avec plaisir car il peut marcher, courir et profiter pleinement de la sortie. En revanche, pour un restaurant ou une courte sortie en ville, nous préférons souvent le laisser à la maison. C'est plus confortable pour lui comme pour nous.


C'est à cette période que j'ai commencé à trouver plus difficile de m'occuper de Raymond en parallèle du reste. Bien sûr, j'ai continué à lui consacrer du temps, à le promener et à maintenir ses habitudes, mais cela me demandait davantage d'efforts et d'organisation qu'auparavant. Pour la première fois, j'ai commencé à ressentir le poids de cette responsabilité supplémentaire dans mon quotidien.



Avec deux enfants : un nouvel équilibre à trouver

Deux ans et demi plus tard, l'arrivée de Louis a été beaucoup plus discrète du point de vue de Raymond. Contrairement avec Élisabeth, il n'a pas semblé particulièrement intéressé par le bébé. Il est resté davantage en retrait et venait moins souvent s'installer avec nous sur le canapé. J'avais l'impression qu'il recherchait davantage de calme et de tranquillité. Je pense qu'il faut aussi être honnête : avec deux enfants, il y a tout simplement plus de travail qu'avant. Le temps et l'attention doivent être partagés entre davantage de personnes. Cela ne veut pas dire que l'on aime moins son chien ou qu'on le néglige, mais simplement que les journées ne sont pas extensibles.


Par exemple, les premiers jours, entre les pleurs du nouveau-né, les besoins de l'aînée et le manque de sommeil, les matinées étaient parfois un peu chaotiques. Alors oui, il m'est arrivé de ne pas prendre autant de temps qu'avant pour dire bonjour à Raymond ou de le faire plus rapidement. Ce n'était pas un choix, simplement la réalité de cette période d'adaptation. Je pense qu'il faut aussi laisser le temps au chien de trouver ses nouveaux repères. Son quotidien est lui aussi bouleversé. Même si les habitudes reviennent progressivement, il y a forcément une phase d'ajustement pour tout le monde.


Le véritable défi est surtout logistique. Les promenades deviennent plus compliquées à organiser lorsqu'un nouveau-né s'ajoute à l'équation. Entre les siestes, les repas, les changes, la météo et les imprévus du quotidien, les créneaux disponibles ne sont pas toujours les plus adaptés pour sortir un chien. Les épisodes de canicule que l'on a cet été n'ont rien arrangé. Les heures les plus agréables pour promener Raymond coïncidaient souvent avec les moments où les enfants avaient besoin de nous. Cela demande donc beaucoup plus d'anticipation et d'organisation qu'avant.


Heureusement, avec le temps, chacun retrouve progressivement sa place et de nouveaux automatismes se mettent en place. Mais les premières semaines avec deux enfants m'ont clairement rappelé qu'avoir un chien reste une responsabilité à part entière, même lorsqu'on l'aime profondément.



Ce dont on parle moins : la charge mentale

C'est probablement la partie la moins populaire à dire, mais aussi la plus honnête. J'aime Raymond plus que tout. Je continue à le promener chaque jour, à jouer avec lui et à lui consacrer du temps. Pourtant, avec deux enfants, je vais être totalement transparente : il est devenu une charge mentale supplémentaire dans mon quotidien.


Les promenades familiales ne ressemblent plus à ce qu'elles étaient avant. On avance moins vite, on s'arrête aux aires de jeux, on suit le rythme des enfants. Et cela ne convient pas toujours à Raymond, qui peut montrer de l'impatience ou de la frustration. À l'inverse, devoir gérer un chien en plus de deux jeunes enfants peut parfois devenir source de stress pour nous aussi. Nous avons donc adapté notre fonctionnement. Aujourd'hui, nous faisons moins de promenades familiales avec lui et davantage de sorties individuelles. Cela représente un peu plus d'organisation pour moi, mais c'est ce qui fonctionne le mieux pour tout le monde. Raymond profite de vraies promenades adaptées à ses besoins, les enfants profitent des leurs, et cela évite beaucoup des tensions inutiles.


Je vais être totalement honnête : notre quotidien serait probablement plus simple sans chien. Cela ne signifie absolument pas que je l'aime moins ou que je souhaite m'en séparer, bien au contraire. Mais reconnaître cette réalité m'aide à ne pas culpabiliser et m'organiser. Je pense qu'il est important de pouvoir dire que l'on adore son chien tout en trouvant parfois cela difficile. C'est comme pour tout finalement.


Je suis également convaincue que cette période est temporaire. Les tout-petits demandent énormément d'attention, d'énergie et d'organisation. C'est une phase de vie particulièrement intense, pour les parents comme pour le chien. Je sais qu'avec le temps, lorsque les enfants gagneront en autonomie, nous retrouverons un équilibre plus proche de celui que nous connaissions avant. En attendant, j'essaie simplement de faire de mon mieux pour que chacun trouve sa place dans notre famille, y compris Raymond.



Ne culpabilisez pas

Sur les réseaux sociaux, on voit souvent des familles expliquer que l'arrivée d'un enfant n'a absolument rien changé à leur vie avec leur chien. Tant mieux si c'est leur réalité. Mais ce n'est pas la mienne.


Pourtant, nous cumulons de nombreux avantages : beaucoup de télétravail, un jardin, peu de temps de transport et un environnement agréable pour les promenades. Malgré cela, je trouve qu'avoir un chien avec deux jeunes enfants représente une vraie organisation et une charge de travail supplémentaire. Et je pense qu'il est important de le dire.


D'ailleurs, plusieurs amis m'ont déjà confié vouloir adopter un chien juste avant ou juste après la naissance de leur bébé. Personnellement, c'est quelque chose que je déconseille fortement. Bien sûr, chaque situation est différente, mais à mes yeux, cela revient à cumuler deux bouleversements majeurs dans votre vie en même temps. Je crois qu'il est préférable de prendre le temps de vivre chaque étape séparément. Accueillir un chien demande du temps, de l'énergie et de l'investissement. Accueillir un bébé aussi. Dans l'idéal, je conseille d'avoir au moins une année entre les deux événements afin de pouvoir accorder à chacun l'attention qu'il mérite.


Car devenir parent, que ce soit d'un chiot ou d'un enfant, transforme profondément le quotidien. Ce n'est pas seulement une question d'organisation : cela influence nos habitudes, nos priorités, notre rythme de vie et parfois même notre identité. Mieux vaut, selon moi, laisser le temps à la famille de trouver son équilibre avant d'ajouter un nouveau grand changement.


👉🏻 Je trouve d'ailleurs qu'il existe de nombreuses similitudes entre l'arrivée d'un chien et celle d'un bébé. Je vous en parlais déjà dans cet article.


Si parfois vous trouvez cela difficile, si vous avez l'impression de ne plus avoir assez de temps pour tout faire parfaitement, sachez que vous n'êtes pas seuls. Chaque famille fait de son mieux avec sa situation, son énergie et ses contraintes. L'important n'est pas d'être parfait, mais que chacun trouve progressivement sa place dans cette famille qui évolue et s'agrandit, y compris nos compagnons à quatre pattes ❤️

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Lorsque nous avons accueilli Raymond, notre premier chien, nous nous sommes vite retrouvés livré à nous même. Nous avons voulu créer ce blog pour partager nos astuces et aider tous les autres maîtres. 

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© 2021 par Raymond, The Baron

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